
Artiste
True Fetish
True Fetish était un projet d’enregistrement réunissant tout un éventail de musiciens et de chanteurs. Leur premier single, Believe, avec Emily, chanteuse basée à Los Angeles, dévoilait une palette sonore qui faisait passer la mélancolie de Brian Wilson à travers boîtes à rythmes et samples, et qui n’aurait pas déparé sur Tender Buttons de Broadcast. À partir de là, ils ont élargi leur vocabulaire musical en collaborant avec différentes voix. De leur propre aveu, la voix féminine est au cœur de leur façon d’enregistrer : c’est elle qui ancre l’ingéniosité d’écriture d’Icon in Tokyo dans des moments sincères de pur blues. Ce disque-là est fait de prises live, toutes enregistrées en un après-midi vers 2018, avec Audrey, une nouvelle chanteuse rencontrée le jour même en studio. Cette spontanéité est vraiment la marque de fabrique des enregistrements de True Fetish : des collaborations sur le vif, une méthode qui repose largement sur les prises uniques et l’improvisation. Tyrol, leur deuxième effort, a introduit pour la première fois une voix masculine sur White Magic, le morceau d’ouverture : Dimitri y prête sa voix rocailleuse, rejoint bientôt sur Ramadan et Boumkoeur par la chanteuse R’n’B française Amel. Ce deuxième disque se referme sur un remix de leur premier single Believe par Bademjan, et penche vers une approche plus électronique de leur son. Ce groupe a réussi à mélanger et à fondre tant d’influences qu’on pourrait s’attendre à un patchwork de styles sans saveur, mais le tout est ici bien plus que la somme de ses parties : ils ont su les transcender pour en faire quelque chose qui n’appartient qu’à eux.



